1. SALLE BASSE a. Cartels tableaux La visitation Étienne Jeaurat 1754 Huile sur toile Saint Bernardin de Sienne délivrant la ville de Carpi Ludovic Carrache XVIIe siècle Huile sur toile Moïse sauvé des eaux Artiste inconnu XVIIe siècle Huile sur toile b. Légendes écorché et cartel chimères « cette façade […] vaste symphonie en pierre ». Victor Hugo 1. Accueil 2. Vous êtes ici – salle basse de la tour sud 3. Salle des quadrilobes 4. Galerie des chimères 5. Les deux bourdons pour les grandes cérémonies : Marie et Emmanuel 6. Sommet de la tour Sud 7. Cour des citernes 8. Les huit cloches de la tour nord pour les sonneries quotidiennes 9. Sortie Sculptures originales de Victor Pyanet, deuxième moitié du XIXe siècle, pierre calcaire 54 chimères ornent les tours de Notre-Dame. Elles sont imaginées au XIXe siècle par Eugène Viollet-le-Duc et Jean-Baptiste Lassus, qui mènent une grande restauration de l’édifice. Boucs, bœufs, félins, oiseaux … côtoient dragons, démons à cornes, hybrides à corps d’homme et tête de lion. Cette variété témoigne de la fascination des artistes du XIXe siècle pour l'imaginaire médiéval. Certaines ont trop souffert de l’incendie pour rester dans les hauteurs, où des copies modernes ont pris leur place. C’est le cas de La Femme à tête de chien et de La Créature montrant ses crocs, présentées ici. c. Chronologie et audiovisuel maquette 1163 : L’évêque Maurice de Sully lance la construction de la cathédrale gothique. 1239 : Saint Louis apporte la Couronne d’épines à Paris et fait halte à Notre-Dame. 1447 : Charles VII célèbre à Notre-Dame la reprise de Paris aux Anglais, à l’issue de la guerre de Cent Ans. 1594 : En pleines guerres de Religion, Henri IV, célèbre à Notre-Dame son retour à Paris, ouvrant la voie à une réconciliation entre catholiques et protestants. 1638 : Louis XIII confie la protection de son royaume à la Vierge, renforçant les liens entre la cathédrale et la couronne. 1793 : Pendant la Révolution française, la cathédrale est dépouillée de ses symboles religieux et royaux. Elle devient un temple dédié à la Raison. 1804 : Napoléon est sacré empereur à Notre-Dame, en présence du Pape Pie VII. 1831 : Victor Hugo publie son célèbre roman, Notre-Dame de Paris, dont le succès conduit à une importante restauration de l’édifice. 1862 : La cathédrale est classée Monument historique. 1944 : Lors de la Libération de Paris, le Général de Gaulle se rend à Notre-Dame. 2024 : Réouverture de la cathédrale, entièrement restaurée après l’incendie de 2019. 2025 : Réouverture des tours de Notre-Dame. Construire la cathédrale À travers 850 ans d’aventure humaine La première pierre de la cathédrale est posée. Le chantier durera près de 200 ans. La construction du chœur s’achève. Le maître-autel est consacré. À l’aide d’arcs-boutants, le transept et la nef s’élèvent. En façade, les trois portails sont couronnés par la galerie des rois. Plus de hauteur ! L’étage de la rose est ajouté. Plus de largeur ! Des chapelles sont ajoutées le long de la nef. Les combles sont rehaussés. Une flèche de bois et de plomb est ajoutée. Les tours sont achevées. La façade rayonne. Plus de lumière ! Les transepts sont agrandis et pourvus de grandes roses. Avec l’ajout de chapelles autour du chevet, le chantier s’achève. L’aménagement intérieur évolue, un nouveau décor est notamment installé dans le chœur. À la Révolution, les statues sont détruites. La flèche, en mauvais état, est démontée. Un chantier de restauration débute. Une nouvelle flèche se dessine. L’édifice reprend vie ! De nouvelles sculptures décorent la cathédrale. Un incendie ravage la charpente et la flèche, un grand chantier de restauration débute alors. Le 8 décembre, la cathédrale est rendue au culte et aux visiteurs. 2. SALLE DES QUADRILOBES Depuis la fin du XIIe siècle, les cloches de la cathédrale accompagnent la vie quotidienne des Parisiens. Les plus grosses d’entre elles, les bourdons, au son grave et plein, magnifient les grandes cérémonies religieuses et les évènements marquants de l’Histoire de France. Est proposée dans cette salle une interprétation sonore de quatre journées historiques durant lesquelles les cloches ont résonné dans la capitale. 1302 : États Généraux de Philippe Le Bel Le roi convoque à Notre-Dame les représentants du clergé, de la noblesse, et du tiers état. Pour appeler l’Esprit Saint à guider l’assemblée, des chants de Bénédiction et un Veni Creator se joignent aux huit cloches de la tour nord, parmi elles, peut-être un premier bourdon, nommé Marie. 1660 : Te Deum en l’honneur de Louis XIV et Marie-Thérèse d’Autriche Le roi et la reine entrent dans Paris après leur mariage, les festivités s’achèvent à Notre-Dame par un Te Deum, chant à la gloire de Dieu et du monarque. Il est accompagné du bourdon Jacqueline, remplacé 26 ans plus tard par le bourdon Emmanuel. 1804 : Sacre de Napoléon 1er Une somptueuse cérémonie est orchestrée à Notre-Dame pour le sacre de Napoléon, sur des musiques de Lesueur et de l’abbé Roze. Le bourdon Emmanuel célèbre l’événement, c’est la seule cloche de la cathédrale qui a échappé à la fonte durant la Révolution. 1944 : Libération de Paris Le général de Gaulle assiste au Magnificat chanté dans la cathédrale pour célébrer la Libération de Paris. A son arrivée, une fusillade éclate sur le parvis, tandis que s’élève la voix des cloches depuis les tours pavoisées de Notre-Dame. 3. SOMMET Flèche La flèche médiévale est démontée à la Révolution. Une nouvelle est réalisée à partir de 1858, sous la direction de Viollet-le-Duc. Elle s’effondre lors de l’incendie de 2019, avant d’être fidèlement rebâtie en chêne et en plomb. Aux angles, 12 statues représentent les apôtres. Au sud-Est, Thomas – saint patron des architectes – aux traits de Viollet-le-Duc, admire la flèche. Déposées pour restauration quelques jours avant l’incendie, ces statues du XIXe siècle ont été préservées. 4. BOURDONS Bourdon Emmanuel Bronze, 13 tonnes, fondu en 1686 par Florentin Le Guay Deuxième plus grosse cloche de France Bourdon Marie Bronze, 6 tonnes Fondu en 2012 par la manufacture Royal Eijsbouts (Pays-Bas) 5. COUR DES CITERNES (au nord) L’Aigle L’Homme-lion Le Petit éléphant Le Léopard (au sud) La Bête dévorante Le Chat-panthère Le Félin tirant la langue Le Démon aux cottes saillantes Charpente Surnommée « La Forêt », cette charpente, haute de 10 mètres, s’étend sur plus de 100 m de long. Avant l’incendie de 2019, c’était un exemple rare de charpente gothique encore en place (fin XIIe- début XIIIe siècle). Elle est restituée à l’identique, avec plus de 1200 chênes sélectionnés sur l’ensemble du territoire. Le chantier a permis d’allier techniques traditionnelles de charpenterie et technologies modernes de lutte contre le feu. 6. TOUR NORD Cloche Denise David Bronze, 767 kg, fondue en 1856 par Guillaume-Besson Cette cloche fait partie des quatre installées lors de la restauration du XIXe siècle. Jugées de qualité sonore insuffisante, elles sont remplacées, en 2013, par une nouvelle sonnerie, rappelant celle de l’Ancien Régime. Les huit cloches qui la composent, situées à l’étage supérieur, rythment la vie de la cathédrale. Elles ont résisté à l’incendie de 2019. Souffles et Scories Mai 2025 | 3’30’’ (durée de la composition intégrale : 21’00’’) Souffles et Scories, une composition électroacoustique imaginée par Valérie Vivancos, vous accompagne dans la descente de la tour Nord de la cathédrale Notre-Dame de Paris. Cette œuvre immersive se décline en quatre mouvements, faisant de la spirale de pierre le théâtre d’un voyage symbolique - du cosmos à la terre, du souffle à la matière, du sacré à l’incarné - et invite à sentir l’âme intemporelle de Notre-Dame murmurer dans l’espace intime de l’escalier. La composition débute dans la salle du beffroi, ou le Prélude — Vents cosmiques murmure de longs souffles et granulations, rappelant le dialogue silencieux entre l’édifice et les éléments du cosmos. Le premier mouvement, intitulé Objets célestes, transforme les sons de cloches en nappes harmoniques : les tintements deviennent des nuées étoilées suspendues au- dessus de la pierre. Puis, Liturgies laisse flotter des voix mêlées au souffle de l’orgue, échos du plain-chant et de l’organum médiéval, tissant un espace sacré vibrant dans l’escalier. Le troisième mouvement, Verbe, délivre des fragments de langues et des bribes de discours, comme une parole naissante résonnant de marche en marche, en écho à l’humain qui traverse la nef. Plus bas, Bâtir rend hommage aux architectes et artisans à travers des sons percussifs doux, rythmes discrets évoquant le travail des mains sur le bois, la terre et le sable — matière et geste sont ainsi fondus dans la verticalité. Le parcours se clôt par le Final - Cœur/Chœur : cristaux sonores, chants d’hirondelles et un motif chanté résonnent comme un dernier battement avant le retour au parvis. Une coproduction du Centre des monuments nationaux et de l’abbaye de Noirlac, centre culturel de rencontre